Déclaration lue par Tiébilé Dramé, Directeur de campagne du candidat Soumaïla Cissé, au cours de son point presse à Bamako, le 30 juillet 2018

Déclaration lue par Tiébilé Dramé, Directeur de campagne, au cours de son point presse à Bamako, le 30 juillet 2018 au QG du candidat Soumaïla Cissé

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Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle du Mali qui s’est déroulée hier dimanche 29 juillet, et au regard de nos premières estimations sorties des urnes, nous pouvons affirmer que les Maliennes et les Maliens ont clairement exprimé un désaveu à l’égard du pouvoir du président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta.

Malgré une débauche de moyens que chacun a pu relever.

Malgré les méthodes employées pour confisquer l’espace médiatique que chacun a pu observer.

Le président sortant est évidemment contraint à un second tour. Le takokelen n’a pas eu lieu. Le coup KO n’est pas une fatalité. À ce stade de la campagne, l’objectif est pleinement atteint et nous nous en félicitons. Nous voulons rendre hommage, à nouveau, à tous les militants de la plateforme d’alliance « Ensemble, restaurons l’espoir » bâtie autour de la candidature de Soumaïla Cissé, pour leur mobilisation admirable et leur volonté infaillible. Nous savons la part qu’ils ont pris dans ce résultat. Qu’ils en soient remerciés.

Nous tenons aussi à remercier tous nos soutiens de la société civile, du monde associatif, de la jeunesse, des associations féminines et des organisations professionnelles et syndicales. Cette première victoire est la vôtre ! L’alternance et le changement vont se construire avec l’ensemble de ces forces vives déterminées à faire partir un pouvoir incompétent et corrompu.

Le scrutin organisé hier a été entaché d’irrégularités qui vont peser, indéniablement, sur le résultat définitif.

Les urnes ont été bourrées dans plusieurs localités du Nord. Des milliers de voix ont été attribuées sans précaution au président sortant à Gargando (3335) Salam (8000) Tarkint (8000), Talataye (6500) Ménaka (9995) pour ne prendre que ces exemples.
Nous demandons un recomptage contradictoire des bulletins de ces urnes.

Par ailleurs, en raison de l’insécurité dans le Nord et le Centre, le vote n’a pas pu avoir lieu dans plus de 700 bureaux de vote répartis entre une douzaine de circonscriptions. Nous en tenons le pouvoir pour responsable. Nous invitons le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation à rendre publique la liste exhaustive des localités affectées ainsi que le nombre précis d’électeurs concernés par bureau de vote. Ces graves dysfonctionnements ont nui à la participation pour ce grand rendez-vous démocratique. D’une certaine manière, le vote des Maliens et Maliennes a été confisqué.

Nous exigeons des autorités qu’elles prennent toutes les mesures qui s’imposent, dans la perspective du second tour du 12 août prochain, afin d’éviter la réédition de ces graves manquements. Nous en appelons également à la communauté internationale afin qu’elle joue pleinement son rôle afin de garantir aux Maliens et aux Maliennes un scrutin libre, sincère et transparent.

Nous en appelons au rassemblement de toutes les forces vives du pays pour changer le destin de notre pays, pour ramener la paix et la sécurité, pour restaurer l’autorité de l’Etat, pour lutter contre la corruption, pour aider les plus défavorisés, pour soutenir les jeunes, pour promouvoir les femmes, pour relancer l’économie. En un mot, pour restaurer l’espoir.

Nous invitons les candidats à l’élection présidentielle et toutes les forces vives du Mali à constituer un large front démocratique pour tourner la page des années IBK et sauver notre pays.

Nous sommes convaincus de la victoire du peuple malien. Il est temps de tourner la page de ces cinq années de gouvernance catastrophique. La victoire est proche.

Ensemble, le 12 août, nous ferons renaître l’Espoir.

 

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